Paroles de candidats – épisode 2

« C’est le seul syndicat où les personnes sont prises en considération, au-delà des intérêts corporatistes. »

Alexandre Winter, Candidat de la région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes

winter« La restauration est un secteur d’activité très contraignant physiquement et qui rassemble de nombreuses TPE. » Pour Alexandre, chef de cuisine, c’est aussi dans ce secteur qu’il y a une urgence criante à veiller à la santé au travail comme à mettre un terme à certains abus. « Le gros souci dans les TPE, c’est que les salariés craignent davantage de s’exprimer. Ils ont pourtant eux aussi des droits et des devoirs, qu’ils méconnaissent la plupart du temps. » Ancien représentant des forces de l’ordre et aussi ancien employeur, Alexandre présente un parcours atypique qu’il espère être un atout dans la défense des salariés. « J’ai retiré de ces expériences le goût du respect de la loi, de la protection des personnes isolées, réduites au silence, ainsi qu’une bonne connaissance des contraintes auxquelles les patrons sont soumis. Ce que je vise : le travail en harmonie et sans « la boule au ventre ». » À la question de savoir pourquoi il a choisi de porter la bannière de la CFTC pour ces élections, il nous répond qu’il s’agit d’un véritable choix de couple ! « Mon épouse travaille en usine et elle est membre du CE. Elle s’est beaucoup renseignée sur les syndicats et a opté pour la CFTC. Je l’ai suivie, et pour les mêmes raisons ! C’est le seul syndicat où les personnes sont prises en considération, au-delà des intérêts corporatistes. »

 

Annick Deudon-Deffontaines, Candidate de la région Hauts-de-France

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Docteur en pharmacie, Annick exerce son activité depuis une trentaine d’années. « Mon mari est militant à la CFTC Agriculture. Chaque fois qu’il revenait de réunion, nous échangions à ce sujet. C’est lui qui m’a sensibilisée au syndicalisme », explique-t-elle. À cela s’ajoute le vif intérêt d’Annick pour le droit. « J’aurais aussi aimé devenir avocate… Mais il n’est pas question de se reconvertir, plaisante-t-elle, simplement de mettre à profit cette soif de justice qui m’anime ! J’ai beaucoup parlé de mon éventuelle implication, au préalable, avec Alain Melcus, le président de l’UR Picardie. Mon goût pour la médiation m’a poussée à poser ma candidature. »

Enthousiaste, Annick n’en est pas moins lucide sur les profondes mutations en œuvre : « La conjoncture est telle qu’il y a de moins en moins de pharmaciens titulaires d’officine. En plus de professionnels de la santé, nous devons désormais être des gestionnaires. » Des métiers en bouleversement qui exigent de constantes adaptations, mais aussi de petites structures dans lesquelles la culture, l’atmosphère de travail dépendent foncièrement du type de management de l’employeur. « Les TPE ont ces deux spécificités, précise Annick. C’est pourquoi il est primordial de dialoguer, comprendre le point de vue de l’autre et se faire comprendre. Autant de valeurs CFTC. »

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